Nos baroudes

En attendant Noël à Buenos Aires

Coucou les Baroudeurs !

Noël approche à grands pas et bien que le soleil rayonne, on sent les décorations de plus en plus présentent en ville. Pour notre premier Noël loin du froid, nous n’avons vraiment pas l’impression que les fêtes de fin d’année approchent !

Par contre, grande nouvelle, quite à être troublés par ce soleil de Décembre, nous y allons à fond et nous serons à la plage pour les fêtes. Nous allons squatter le terrain de la famille de Guarin à Miramar*. On est invité hien, on ne squatte pas vraiment. Donc dans les prochains jours, il se peut que l’on soit un peu absents des réseaux car intenet sera limité (et on sera trop occupé à la plage).
* Miramar est une station balnéaire familiale qui se trouve à 410 kilomètres de Buenos Aires

En attendant, voici nos aventures de ces deux dernières semaines, on se calme un peu, mais on continue à découvrir Buenos Aires.

 

Semaine 5 : On essaye tout, même si on galère un peu

Fin de la classe d’Espagnol

Cela fait deux semaines qu’Alexis a commencé ses cours d’Espagnol, donc c’est déjà la fin ! 40 heures de classe en 2 semaines, c’est un peu intense. Toutefois, l’évolution du niveau est visible et il a même obtenu son niveau A2 (et son diplôme !).
La plupart des autres expats de la classes d’Alexis partent aussi de Buenos Aires cette semaine. C’est donc l’occasion de profiter des derniers jours ensemble pour visiter et fêter notre rencontre.
Avec l’école, nous avons donc passé une dernière après-midi à visiter les alentours du parc El Rosedal de Palermo. Ce parc nous a semblé magnifique, mais ce jour là il était privatisé, nous y retournerons plus tard …
La professeur d’Alexis qui était notre guide nous à raconté l’histoire plutôt triste du Zoo de Buenos Aires. Alors que ce dernier est mis en avant dans les guides touristiques, il est fermé depuis plus d’un an. Après plusieurs morts tragiques d’animaux dans le zoo, des associations se sont battues pour faire fermer le Zoo. Le gouvernement a alors essayé de le transformer en Eco Park (allez comprendre la différence), mais il ne savait pas quoi faire des plus gros animaux. Il a essayé de les transférer dans d’autres Zoo, d’en garder, de les remettre en liberté… Rien n’a vraiment marché et aujourd’hui le Zoo est fermé au visiteurs, bien qu’il reste en activité. Il est possible à certains endroits de voir les animaux au travers des grillages.


On continue les visites

En plus de cette dernière visite, nous avons profité de nos après-midi pour faire les touristes à deux.

  • Comme vous avez pu le voir sur Instagram, nous avons visité le célèbre cimetière de Recoleta. Très impressionnant de part sa grandeur (et celle de certains caveaux), mais aussi son ambiance. Malheureusement, nous avons vu des caveaux moins bien conservés et cela rend l’ambiance un peu glauque. Cette visite est un bon moyen d’en apprendre plus sur l’histoire de l’Argentine. Bon nombre de caveaux appartiennent à des héros de guerre, des politiciens, de riches hommes d’affaires.. Pour le caveau de la célèbre Evita (Eva Perron), bien que célèbre, nous avons été un peu décus. Petit et caché au milieu d’une allée, il ne représente pas vraiment l’idée que l’on s’était faite de cet « hommage ».
  • Deuxième visite importante, le quartier de Boca*. Ce quartier est connu pour deux choses: ses maisons de toutes les couleurs et son équipe de foot (Boca Junior).
    Pour la petite histoire, les facades colorées du Caminito** viennent d’une tradition de pêcheurs. Après avoir peint leurs bateaux, ils utilisaient le reste de peinture pour leurs maisons. Toutefois, cette tradition à peu à peu disparu et ici, c’est l’artiste local, Quinquela Martin, qui l’a remise au goût du jour. C’est une facon de redonner couleurs et vie à un quartier très touché les difficultés sociales.
    Concernant le football, son influence se ressent en partie sur les facades jaunes et bleues et dans tous les magasins de souvenirs. Sans le vouloir, nous avons visité le quartier le 12 décembre, jour particulier pour les supporters de Boca, car c’est « El Dia del Hincha« ***. Malheureusement après la défaite de Boca face à River la semaine précédente, la ville a décidé de fermer le stade de Boca pour éviter des débordements. Mais, les supporters de Boca ne se sont pas découragés et ont fait la fête dans la rue, en face du stade. C’était super : enfants, adultes, personnes agées dans la rue chantant aux couleurs de leur équipe !
    Pour conclure, nous avons un avis un peu mitigé, le quartier est beau de part ses couleurs et son ambiance, mais très touristique ce qui lui fait perdre son charme et authenticité.
    * la boca signifie la bouche en espagnol. Ce nom vient du fait que le quartier se trouve à une des embouchures de la rivière Riachuelo
    ** le Caminito est le coeur touristique de la Boca

    *** El Dia del hincha : le jour du fan. D’après le dicton, Boca possède 12 joueurs, 11 sur le terrain et le 12° représente les supporters. Le 12/12/2012 était le jour ultime, depuis, tous les 12 décembre, les supporters de Boca fête el Dia del hincha au stade de Boca ou à l’Obelisque.


Crêpe Party pour la finale de la Copa de los Libertadores

Après plusieurs rebondissements, voila enfin le jour de la finale entre River Plate et Boca Junior. Elle s’est jouée à Madrid, ce qui nous a permis de voir apparaitre Grizou ou encore Messi dans les tribunes. Ce fut un match sous tension avec prolongations suite à un résultat de 1-1 à la fin du temps réglementaire. Finalement, River Plate a remporté le match 3-1, pour la plus grande joie du père de famille de Garin. En effet, ils nous ont invités pour partager à ce moment.
S’en est suivi des scènes d’euphories, de colères et de fêtes immenses dans les rues. Par exemple, le père de famille ayant vu son équipe gagné a respecté le pari de se couper les cheveux aux ciseaux ! Je vous laisse deviner le résultat…
Pour finir cette super journée et les remercier, nous nous sommes lancer dans la confection de crêpes sucrées pour tous. Bananes, chocolat et miel furent de la partie… la recette la plus surprenante revient à la grand-mère avec une crêpe chocolat-dulce de leche ! Un peu lourd mais il faut le dire : c’est bon !

Conseil :

Si vous voulez faire une petite recette francaise aux Argentins, faites des crêpes. Ils ne connaissent pas, c’est simple et il y a tous les ingrédients nécessaires ici. Par contre, pour les crêpes salées, nous n’avons pas trouvé de farine de froment, à voir si avec de la farine blanche cela convient.

Sortir à Buenos Aires

Maintenant que nous commençons à bien connaître la ville et les bars, nous avons envie de voir ce que c’est de faire la fête jusqu’au petit matin.
Il faut savoir qu’à Buenos Aires, les ambiances sont différentes si on va dans un bar ou dans un boliche*. Si vous allez dans un bar, vous y allez seulement pour boire un verre, manger et parler, mais pas pour danser bien que la musique puisse être parfois forte. Si vous souhaitez danser, il faudra attendre la deuxième partie de la soirée (vers 2h00), pour aller dans un boliche*.
Pour le moment nous avons essayé deux fois de sortir (vraiment sortir), mais il faut le dire, ce fut deux échecs !

  • D’abord, nous avons voulu tester un boliche de notre quatier, le Bahrein. Sur internet, nous avons pu lire que les boliches sont très fréquentés et que les Argentins (surtout les Argentines) aiment s’appréter. Par conséquent, nous avons mis nos plus beaux vêtements de baroudeurs (jean, top et sandales). Seulement, une fois arrivés sur place, tout le monde était en baskets, sweat, jeans et même casquette, bref, nous étions un peu trop « sapés » ! Finalement n’étant pas sur liste d’attente, notre seul moyen d’entrer était de payer 300 pesos chacun (7€) : on a passé notre tour et on est retourné dans un bar.
  • Deuxième tentative : sur conseil d‘un Argentin nous avons voulu allé au PM Open Air**. Ce jour-là, la fête était de 16h00 à 22h00 avec un célèbre DJ allemand programmé. Nous avons vite parcouru la ville pour aller sur les lieux avec nos amis expat’s. A savoir, PM Open Air se trouve sur la côte, pas loin du plus petit aéroport de Buenos Aires, Jorges-Newbery, donc assez excentré. Arrivé sur place, nouvel échec… l‘adresse de Google Map étant mauvaise, nous avons dû marcher 45minutes pour rejoindre le bon endroit. Après tout cela, nous avons finalement été recalés parce qu’on avait des sandales ! On est quand même resté au bord de l’eau pour profiter un peu de la vue puis retour au centre ville pour… aller dans un bar.
    * un boliche est l’équivalent d’une discothèque
    **le PM Open Air est la première boîte extérieur de Buenos Aires

Conseils :

  • on manque peut-être de chance, mais avant de sortir, renseignez vous sur les soirées et s’il faut des pré-ventes ou un dresscode.Le fait d’être expat’s ne vous ouvre aucune porte !
  • lors de nos allers-retours à travers la ville, nous n’avons pas pu prendre de Uber faute de batterie. Par contre, nous avons pu voir que le prix d’un Uber (280pesos) était plus élevé que celui d’un taxi (200 pesos) pour la même course. Habitués au système français, nous avons été surpris de la différence. Donc, ne vous dites pas qu’un taxi sera toujours plus cher qu’un Uber à Buenos Aires.


Semaine 6 : Manger, sortir, aimer

La Chine à Buenos Aires

Barbie ayant vécu un peu en Chine et tous deux appréciants la cuisine chinoise, notre motivation pour visiter ce quartier a été décuplé. Dans le quartier de Belgrano (metro Juramento), vous trouverez plusieurs blocs représentants le « barrio Chino »*.
Ce quartier très vivant, se compose de boutiques de décorations chinoises et de petits restaurants vendant des snacks. Mais vous y verrez surtout d’immenses supermarchés avec toutes sortes de produits asiatiques (nouilles, gateaux, feuilles d’algues…). Mais aussi parfois des produits européens (Nutella, Vache Qui Rit…) un peu chers bien sûr.
Une petite viste d’une heure sympa à faire, pour voir autre chose et s’étonner de retrouver la Chine en Argentine !
* barrio chino : quartier chinois


La folie Bomba de Tiempo

Bien qu’il y ait une petite description sur le sujet dans l’article « To-Do-List », il nous semble nécessaire de vous en dire plus. Lundi, nous sommes allés au concert de percussion de Bomba de Tiempo au Nuxe avec un autre couple Allemand-Australien. C’était génial ! Par chance, le temps était avec nous, car le concert se déroule en plein air. Mais les jours de pluie, vous pouvez le voir à l’intérieur. Le concert est très rythmé avec plusieurs « chefs d’orchestres » qui se succèdent. Nous avons même eu la chance d’apprécier leur collaboration avec un groupe de brésiliennes très en forme.
Si vous êtes sur Buenos Aires, prévoyez d’aller voir le groupe un lundi soir, ça vaut le détour et cela fait du bien de pouvoir danser en plein air tous ensemble.

Conseils :

  •  achetez vos billets avant le lundi, c’est moins cher, ou alors allez sur place l’acheter le lundi même.
  • allez y un peu en avance, boire une bière devant la salle et discuter avec la centaine de personne qui attendent l’ouverture des portes.

 


La réserve écologique en EcoBici

Habitant dans le micro-centre, nous ne sommes pas loin de Puerto Madero et de la grande réserve écologique Costanera Sur. Elle fait 360 hectars et se trouve littéralement derrière un mur de buildings.
Pour la petite histoire, cette zone était à l’origine le chantier d’un projet d’urbanisme dont le but était d’aggrandir le centre ville. Mais le projet est tombé à l’eau et le chantier a été abandonné. Pendant ces années, la nature a repris ses droits et l’endroit s’est peu à peu transformé en un écosystème. Aujourd’hui, on y trouve selon les saisons plus de 350 espèces d’animaux (oiseaux, reptiles, papillons…).
Dotés de notre compte EcoBici (obtenue grâce au kit de bienvenue), nous avons pris 2 vélos et direction la réserve. Nous avons fait calmement tout le tour en deux heures. Nous avons eu la chance de voir pas mal d’oiseaux, des lézards (le Tégu Commun), une sorte de gros cochon d’inde (le Cavia)… Et des moustiques, des moustiques et encore des moustiques (enfin surtout Barbie).
C’est une belle ballade à faire à l’ombre des palmiers et des immenses arbres avec parfois une vue sur le Rio. Mais désolé d’encore nuancer ce beau tableau mais sachez qu’à pied cela peu être un peu long. Sachez aussi que la vue sur le Rio de la Plata n’est pas si magnifique : on peux encore voir les traces du chantier abandonné avec ses déchets et ses restes de matériaux.

 


Tests culinaires

On continue avec les expériences, mais cette fois-ci culinaires. Nous avons eu le plaisir d’être invité à un autre asado un peu différent chez la famille de Garin. Ils nous ont fait goûter d’autres composants de l’asado que nous ne connaissions pas encore. Nous avons donc goûté aux rognons et aux chinchulines* joliement tressés. N’étant pas très fans des abats de manière générale, ça n’a pas été facile de se motiver. Toutefois, pas question de faire les chochottes et de manquer de respect. Finalement, cuits au barbecue et avec du sel (beaucoup de sel), cela n’a pas tant dérangé Alexis. Pour Barbie, c’était une autre histoire !
*les chinchulines sont des intestins de boeufs grillés… miam

Après ces émotions fortes, quelque chose de plus simple et commun : les empanadas. On a eu l’occasion d’en manger plusieurs fois, à notre tour de mettre la main à la pâte ! Même si ça ne semblait pas si facile, notre premier test à été une réussite, bien que la partie « fermeture de l’empanadas » nécessite encore un peu d’entrainement. La pâte est facile à faire, le plus difficile est de trouver la farce idéale. Vous pouvez rester classique et faire des empanadas jambon-fromage, viande hachée, légumes… Ou bien prendre des riques et utiliser du thon (super bon) ou encore de la purée (pas vraiment une réussite). On va vous mettre la recette dans le blog si ca vous intéresse.

Voilà pour nos dernières semaines, on revient très vite pour vous raconter nos fêtes de fins d’année dans le Sud, au bord de la plage…

De bonnes fêtes à vous tous !

Besos

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