Nos baroudes

L’île de Chiloe : Un roadtrip audacieux

 

Salut les baroudeurs !

Comme nous vous l’avons raconté dans notre précédent article, nous avons dû « légèrement » changer nos plans pour la suite du voyage. En effet, nous nous trouvons maintenant à Puerto Montt, une grande ville portuaire située au centre du pays et ville de passage obligatoire pour descendre vers la Patagonie.

 

 

Puerto Montt : Notre déception chilienne

 

Dès notre arrivée, nous avons tout de suite remarqué que la ville était bien moins accueillante que nous semblait l’être Bariloche. En effet, nous avons eu l’occasion de nous aventurer dans les rues de la ville pour trouver une auberge de jeunesse. La première chose qui nous a vraiment frappé fut la saleté quasi omniprésente rendant la ville grise même en bord de mer.
Notre premier contact avec la ville n’a donc pas été sensationnel, mais nous nous sommes tout de même accrochés pour trouver la meilleure auberge de jeunesse possible.

Un premier jour laborieux

Après quelques heures de recherches d’une auberge avec l’aide de Maps.ME et un échec (hôtel fermé), nous trouvons finalement l’hostel familial « La Huerta« . Nous y rencontrons un Argentin qui nous partage son voyage notamment sur l’Ile de Chiloé autour d’un maté.

Ensuite, nous décidons de donner une nouvelle chance à la ville en allant visiter le centre ville. Mais malgré le centre commercial immense et le front de mer, rien n’y fait, la ville ne nous plaît pas. Un peu dégoutés, nous rentrons donc vite nous coucher à l’hôtel en prévoyant déjà notre fuite vers l’Ile de Chiloé.

A savoir :

Si vous souhaitez comme nous prendre un taxi ou un bus de ville à Puerto Montt, vous allez vite être surpris et perdus. En effet, dans cette ville, les bus sont des voitures qui ressemble à des taxis qui se partagent. Et il est très difficile de savoir quel chemin il empreinte avant d’être dedans !
Par chance, une gentille dame nous a aidé voyant nos mines perdues et nous a indiqué quel bus/taxis prendre pour rejoindre notre hôtel.
Par contre, en 3 jours, nous n’avons pas vu de réel taxi !

Les galères continues

Nous nous réveillons donc le lendemain avec l’idée de collecter sur internet toutes les informations nécessaires pour notre voyage jusqu’à l’île.
Mais, nouvelle surprise ! Nous apprenons que dans la nuit, un camion a tout bonnement défoncé un poteau électrique alimentant le quartier, nous privant d’internet, de cuisine, de lumière … Autant dire que cette journée a été bien plus vide que prévue squattant la wifi du Café Sherlook et nous avons même terminé la journée au cinéma devant le dernier Avenger (11 € le ticket, ça pique !).

Mais dès le lendemain le problème a été réglé et nous avons pu réserver notre place de bus pour le jour suivant. Le ticket de bus pour faire Puerto Montt-Castro nous a couté 6.000 pesos par personne (8€). Nous avons passé notre dernier jour à essayer de mieux découvrir la ville dont son marché aux poisson et son artisanat vers Angelmo, mais nous sommes préssés de partir.

En conclusion, ces trois jours passés à Puerto Montt furent pour nous l’occasion de nous poser pour prévoir la suite de notre voyage jusqu’à Ushuaïa. La ville n’a pas vraiment d’intérêt sinon celui d’être un centre de transit important.

Premier jour sur l’Île de Chiloé

 

Trois jours après notre arrivée à Puerto Montt, nous voilà donc maintenant dans un bus matinal direction l’Ile de Chiloé.
Tout comme pour passer en Angleterre par exemple, nous devons prendre un immense ferry pouvant recevoir plusieurs bus et des dizaines de voiture dans sa cale. Le voyage est donc plutôt relax entre découverte de nouveau soda pour Az’ et films pour Barbie. Après 1h30 de traversée, le bateau nous dépose à Ancud, la principale ville du nord de l’ile. Mais nous devons encore faire 1h de bus pour rejoindre notre hostel situé lui à Castro, la capitale situé au centre.

Arrivée pluvieuse à l’hostel Glober Trotter’s »

Nous sommes accueillis par la pluie à notre arrivée au terminal de bus et c’est donc totalement trempés que nous arrivons à notre hostel, le « Glober Trotter’s« .
L’hostel se trouve dans la maison d’un couple de Chiliens bien sympathique d’une cinquantaine d’années. Il y fait un peu froid et le manque d’eau chaude se fait très vite ressentir, mais le lieu reste très cosy. Nous en profitons donc pour boire un petit maté au chaud avant de nous lancer dans nos prochaines aventures.

En effet, lors de nos recherches, nous nous sommes rendus compte qu’il serait très pratique de visiter le reste de l’île en voiture. Nous ressortons donc armés de notre détermination afin de trouver une agence de location.

A la reccherche d’une voiture

Nous commençons donc les recherches par le centre ville et son office du tourisme où un groupe de jeunes (manifestement en stage) nous indique rapidement les deux seules agences de la ville « SALFA SUR RENT À CAR » et « RENT À CAR » toutes deux un peu loin .
Nous tentons notre chance dans un hôtel qui loue aussi des voitures. Il propose une Suzuki Swift a 42.852CP (soit 50€) les 48h de location …Un peu cher pour un si petit véhicule… Mais toujours motivés nous décidons alors de marcher jusqu’à la prochaine ville afin d’y trouver les deux autre agences de la liste.

Nous profitons de cette longue marche pour découvrir une spécialité de l’ïle, les Palafitos, des maisons colorées sur pilotis, au grands bonheurs de Barbie qui en profite pour mitrailler avec son appareil photo. Mais au bout d’1h de marche, le chemin pour l’agence nous a paru interminable, nous décidons donc d’abandonner et de faire demi-tour. Toutefois, nous prenons le temps de monter au Mirador Ten-Ten afin de profiter d’une vue globale de la ville avant de rentrer à l’hostel, bredouilles.

Visite de l’île en bus ou en voiture ?

Après cet échec, nous ne savons pas vraiment quoi faire pour la suite de notre visite de l’île. Devons-nous abandonner la voiture et se contenter d’une visite classique en bus ou bien persévérer ?
A force d’en discuter dans la cuisine, le propriétaire des lieux se joint à notre conversation et nous assure que l’île mérite vraiment d’être visité de manière « libre ». Cela nous permettrait de profiter à fond des différentes églises ou plages de l’île qui l’ont rendue célèbre.
Convaincus par son discours, nous décidons donc de réserver la Suzuki Swift afin de partir dès le lendemain pour un roadtrip de deux jours sur les routes sinueuses de l’île.

Jour 2 : Roadtrip à rebondissements

 

Le lendemain, le soleil n’est toujours pas levé que nous nous sommes déjà lancé à l’assaut de la route. Le programme des deux jours suivants est relativement simple : le premier jour sera consacré à la visite d’Ancud et de sa région et le deuxième lui nous mènera dans les alentours de la ville Quellon, la capitale du Sud. Malgré un léger mal de ventre attrapé pendant la nuit, nous sommes en pleines formes pour profiter de cette Baroude.

Visite d’Ancud et de ses environs

Le chemin jusqu’à Ancud se fait très rapidement grâce  la départementale 5 sous un soleil fort fort apprécié ! Une heure et demi à peine nous ont été nécessaires pour faire la jonction en le centre et le nord de l’île.
Avant d’entrer dans la ville, nous profitons du Mirador Cerro Hueihuen pour pique-niquer.

Ensuite, nous décidons d’aller visiter la ville, en commençant par un de ses lieux les plus emblématiques: le Fort San Antonio. L’édifice, perché sur les falaises, étaient chargé de protéger l’île en cas d’attaque.
Tout se passait bien jusqu’au moment où Az’ s’est mis à ressentir de fortes douleurs au ventre ainsi qu’une envie assez … pressante d’aller aux toilettes. Le problème étant que les ruines soient rarement équipées de toilettes fonctionnelles, Az’ a dû trouver rapidement et discrètement un lieu adapté à son urgence. Nous n’irons pas plus loin dans les explications, mais d’après Az’, le lieu choisi jouissait « d’une vue fantastique »…

Cette aventure passée, nous allons alors visiter le reste de la ville. Ses plages, son marché ses églises et ses petites rues sinueuses donnent à ce lieu une atmosphère particulière, chargée d’iode et d’histoire.
Nous en profitons aussi pour passer à l’office du tourisme de la ville (621 Libertad) pour récolter plus d’informations sur la région. Nous apprenons malheureusement que ce n’est pas la saison pour aller visiter la plage de Punihuil, réputée pour sa population de manchot, mais nous tentons quand même notre chance.

Une heure de route plus tard, nous voilà arrivés sur la plage qui est, comme on l’attendait, to-ta-le-ment vide. Pas un seul bateau, pas un seul manchot, pas un seul être vivant à des kilomètres …
Nous en profitons donc pour prendre quelques photos les pieds dans l’eau mais rien de plus. Pendant quelques dizaines de minutes nous nous laissons bercer par le sentiment de solitude qui s’est installé, alimenté par les vagues et autres mouettes.
Mais en voyant le soleil commencer à descendre, nous nous motivons pour reprendre la route jusqu’à Quellon afin de trouver un endroit convenable pour garer la voiture et y passer une nuit tranquille et réparatrice. Mais comme souvent dans ce voyage, rien ne s’est passé comme prévu …

Un choix regrettable

Afin de nous rendre à Quellon, nous avons deux options. La plus sûre et la plus simple est de repasser par Ancud pour récupérer l’unique départementale de l’île. La plus risquée est de prendre les petites routes afin de rejoindre une des routes principales pour le sud mais sans passer par Ancud cette fois-ci. 
Az’, détestant perdre du temps encourage alors Barbie à choisir la deuxième option, ce qu’elle accepte à contre-coeur. Nous voilà donc partis sur des petites routes non revêtues traçant à travers la campagne. Quelques difficultés se dressent sur le chemin mais globalement tout se passe bien et nous parlons déjà du programme du lendemain.

Nous sommes alors à la moitié du chemin. Montées et descentes très abruptes se succèdent alors et la voiture chauffe de plus en plus jusqu’à ce que ce que nous commencions à redouter n’arrive : la voiture (et notre bonne humeur) reste bloquée dans une cuvette. Impossible d’avancer ou de faire demi-tour. En pleine campagne. Sans moyen de communication. Avec un soleil à moitié couché. Le fun.

La panique nous gagnant doucement mais sûrement, nous décidons d’aller chercher de l’aide. Nous rencontrons une première personne : édenté, en guenille, transportant une assiette remplie de sang … Malgré les efforts de Barbie, l’homme ne réagit pas et la seule phrase que nous avons pu tirer de lui fut « Combien tu me donnes ? »… Entendons nous bien, nous avions prévu de dédommager la personne capable de nous aider, mais les manières de cet homme ne nous plaisent pas et nous décidons donc de continuer notre chemin.

 

Manuel, notre sauveur

Nous marchons alors une vingtaine de minutes de plus jusqu’à arriver à une petite ferme. Cette ferme est celle de Manuel. Un agriculteur, la soixantaine passée depuis longtemps qui était entrain de se reposer en compagnie de sa femme et son fils.
Après lui avoir expliqué  notre situation, Manuel accepte de nous aider et nous fait donc monter dans un 4×4 particulier. La carrosserie est faite de rouille, les sièges se décrochent et le levier de vitesse est une barre de fer. Un peu inquiets, nous nous laissons conduire.

A peine arrivés, Manuel se glisse sous les voitures afin d’y accrocher une corde. Une fois les voitures reliées, les moteurs démarrent et la montée commence. La voiture de Manuel s’est révélée et nous a sorti de la cuvette sans effort et en moins de 2min. Entre joie et honte, nous remercions chaleureusement Manuel et le forçons à accepter un petit dédommagement pour son aide. 

Quellon? Not today.

Lorsque nous arrivons sur la départementale, la nuit est déjà tombée et Quellon est encore à plusieurs heures de route. Nos émotions étant un peu à vif, nous décidons d’écourter nôtre roadtrip et préférons rentrer sur Castro.
Nous craquons pour un restaurant recommandé pour son saumon,  « l’Establecimientos Sacho » puis nous partons trouver un lieu tranquille pour passer la nuit dans la voiture. Et tranquille, heureusement qu’il l’était car Az’ a dû sortir en urgence plusieurs fois dans la nuit pour réitérer son exploit d’Ancud.

Jour 3 : Pluie et attente

 

Nous nous réveillons  le matin suivant dans la voiture avec le bruit de la pluie sur le pare-brise. Mais étonnamment nous sommes en pleine forme malgré  le peu de confort de notre camping.

La première chose à faire étant de rendre la voiture, nous nous rendons en ville. La voiture rendue, nous décidons de retourner à l’hostel afin de nous préparer pour notre dernière journée sur l’île. Car oui, nous quittons l’île le soir même. Nous allons prendre un ferry de Quellon pour rejoindre Chaiten qui se trouve de l’autre côté du bras de mer. Le ferry part à 3h du matin. L’attente sera longue.

Nous devons maintenant acheter un ticket pour nous rendre à Quellon. Le problème c’est que la pluie est maintenant un rideau qui recouvre l’ensemble de la ville. Nous rencontrons alors la femme du propriétaire de l’hostel et lui expliquons que nous devons sortir. Avec un sourire amusé, elle nous propose des capes de pluies . Biens équipés, nous parcourons les rues de la ville pour rejoindre le terminal.

De retour à l’hôtel frigorifiés, nous sommes content de retrouver la chaleur du pöelle. Et là, surprise, à notre arrivée la propriétaire nous attendait avec deux tasses de thé brûlantes. Elle nous laisse même occuper une chambre pour profiter de la chaleur des lits. C’est donc en sirotant un thé entassé sous des couettes que nous attendons l’heure fatidique du départ.

 

En conclusion, l’île de Chiloé fut une belle découverte. Nous avons rencontré quelques difficultés, mais cela n’a pas diminué notre plaisir.  Les paysages sont magnifiques et valent le coup d’être vus.
Nous partons maintenant pour Chaiten, nouvelle étape de la Patagonie chilienne. De nouveaux rebondissements sont à prévoir concernant notre trajet.

A bientôt pour une nouvelle histoire de la Baroude !

Nos Bons Plans sur PUERTO MONTT

 

🍴 Où manger ?

Tablon del Ancla ♥♥♥

Dans une ambiance taverne allemande (un peu loin du style chilien), nous avons pu y déguster des plats typiques chiliens. Pour Alexis, un steak à la Pobre* et pour Barbie un Chupa de Jaiba**. Malgré le fait que la cuisine chilienne n’était pas notre préférée, les plats de ce restaurant étaient bien exécutés. Par contre gros point faible (comme partout au chili), les prix sont trop élevés.
Pour deux plats et deux bières, nous avons payé 26.050 pesos (34€).
*Steak façon pauvre
** Hachis d’araignée de mer

Adresse: Antonio Varas 350, Puerto Montt, Chili
Prix: €€€
Site internet 

 

  Où boire un café ?

Café Sherlock ♥♥

Grand café en plein centre de Puerto Montt qui aura été notre refuge lors de la coupure d’électricité à l’hôtel pour sa wifi. Les prix sont ceux du Chili ce qui nous a empêché d’essayer leurs nombreux gâteaux malheureusement. Le service était parfait et les serveurs toujours très avenants.
Deux cocas nous sont revenues à 3.300 pesos (6€).

Adresse: Antonio Varas 452, Puerto Montt, Chili
Prix: €€
Site internet

 

🛏️ Où dormir ?

La Huerta ♥♥

Petit hostel/maison d’hôtes familial très sympathique. Malgré le manque d’électricité (qui n’était pas de leur faute), notre chambre était confortable, le poële très appréciable et l’existence d’un jardinet est un plus.
Une nuit dans une chambre double nous a coûtée 20.000 pesos (26€).

Adresse: Alejandro Meershon 3, Puerto Montt, Chili
Prix: €€
Site internet

Nos Bons Plans sur CASTRO (Ile de Chiloé)

 

 

🍴 Où manger ?

 Establecimiento Sacho ♥♥♥

Joli petit restaurant sur deux étages dont la spécialité est le poisson et plus spécialement le saumon. Nous avons testé un saumon avec une sauce à la crème et aux légumes. Ainsi que la spécialité de la maison: deux tranches de saumon avec une préparation au centre. Plats un peu chics, mais très copieux ce qui met le restaurant dans une gamme de prix supérieur (pour de bonnes raisons).

Adresse: Thompson 213, Castro, Chili
Prix: €€€
Site internet 

 

🚗  Où louer une voiture ?

Cordillera Hostel  ♥♥

En plein centre ville, cet hostel propose aussi de louer des véhicules pour visiter l’île. Il ne faut pas s’attendre à de supers véhicules tout terrain, mais au moins ils ont le mérite d’exister. Pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas louer une voiture de Puerto Montt, c’est une bonne option.
La location d’une Suzuki Swift pour 48h nous a coûté 42.852 pesos (50€).

Adresse: Serrano esquina Sotomayor Barros Arana #175, Castro, Chile
Prix: €€
Site internet

 

🛏️ Où dormir ?

Glober Trotter’s ♥♥

Hostel familial très proche du centre et calme. Outre les grandes chambres doubles confortables, ce qui nous a le plus plu fut la gentillesse des propriétaires. Point faible: la douche froide (mais très difficile de trouver une douche chaude en Patagonie).
Une nuit en chambre double coûte 19.600 pesos (25.50 €).

Adresse: El Canelo 735, Castro, Chile
Prix: €€
Site internet

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